Retraités auto-entrepreneurs : ces papys qui font de la résistance

La retraite et l’auto-entrepreneuriat font plutôt bon ménage. Bien qu’ils ne représentent qu’environ 10 % des 320 000 auto-entrepreneurs selon les diverses études de profils, les plus de 60 ans apprécient dans leur ensemble la possibilité de pouvoir arrondir les fins de mois à moindre frais. En effet, les retraités ont l’avantage – non négligeable – de pouvoir bénéficier d’un réseau déjà constitué (la prospection s’impose moins) et de l’expérience de toute une vie professionnelle. « C’est le privilège de l’âge, nous inspirons confiance et sommes d’emblée pris pour des experts dans notre domaine » déclare Claude Train, 64 ans, ancien chef d’entreprise à la tête, depuis mars 2009, d’une auto-entreprise dans les Deux-Sèvres proposant des supports de communication.

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Auto-entrepreneurs : les clés pour bien démarrer

Succès d’inscriptions pour les uns, modeste réussite commerciale pour les autres, le statut d’auto-entrepreneur ne laisse personne indifférent un an après sa création. Une chose est sûre en tout cas : avec seulement une petite moitié de patrons nouvelle génération déclarant une activité, ce régime – dont la souplesse administrative est saluée par tous – peine à être à la hauteur des déclarations entendues au moment de son lancement. « C’est un statut magique car on crée simplement un emploi », estimait alors Marie Novak, présidente de l’Adie. Qu’on se le dise : créer son auto-entreprise en trois clics ne signifie pas à coup sûr en vivre le mois suivant.

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Formations d’auto-entrepreneur : attention où vous mettez les pieds

Ca n’a pas traîné. Devant le succès rencontré par le régime de l’auto-entrepreneuriat, un vaste marché de formations se développe à vitesse grand V depuis quelques mois. CCI, organismes de formation privés, instituts divers, les acteurs de ce nouveau business sont variés. Les prix aussi : les sessions allant de 60 euros pour deux heures à 1200 euros pour deux jours.

« La formation est nécessaire sur certains points précis comme, par exemple, développer les compétences des candidats en comptabilité, en prospection ou encore pour connaître les subtilités du régime micro social, commente Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs.

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Auto-entrepreneur : un statut « argent de poche » ?

« Cette année, c’était vraiment le bon plan de se déclarer auto-entrepreneur. » Jonathan, ingénieur informaticien rhône-alpin de 22 ans, est comblé : son activité de prestations web en tous genres (développement, conseils, formation…) commencée en janvier 2009 prospère tellement rapidement que le jeune homme envisage déjà d’évoluer vers un statut de SARL début 2010.
Il a déjà engagé des démarches auprès de conseillers fiscaux. Ses clients : des particuliers mais aussi des grosses entreprises comme un grand groupe de télévision national. « L’auto-entrepreneuriat est un bon tremplin, analyse le jeune patron. Mais très vite on en voit les limites. Je suis par exemple obligé de différer certains encaissements sinon je risque de dépasser le seuil de 32 000 euros de chiffre d’affaires. »

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Un de vos salariés est auto-entrepreneur : que faire ?

Quand on est patron doit-on s’inquiéter de voir le statut d’auto-entrepreneur faire autant d’émules parmi les salariés ? Bien au contraire, à condition d’être vigilant.
« Qu’un de mes employés se lance dans une activité commerciale en parallèle de son travail ne me dérange pas, explique Jean-Luc, à la tête d’un magasin de bricolage en Normandie. Toutefois je préfèrerais qu’il me le dise car j’aime avoir une relation franche avec mon équipe. Ma priorité, c’est que mes salariés soient reposés et se consacrent entièrement à leur emploi sur leurs heures de travail.

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Salariés et auto-entrepreneurs : « le cumul d’activités ne convient pas à tous »

« Je suis ravi mais c’est difficile à gérer au quotidien. » Sébastien, chef de rayon dans le Cher, est victime de son succès faute de concurrence. Depuis avril, il a lancé en parallèle de son emploi salarié (37 heures par semaine), une affaire de réparation de matériel TV-hifi via le régime de l’auto-entrepreneuriat. Désormais, avec son véhicule personnel, Sébastien sillonne dès qu’il le peut les cantons de son département rural. A savoir très tôt le matin, tard le soir et le week-end.

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Un DRH(ache) qui taille des shorts aux grands financiers

le-blog-du-drh1

J’attire votre attention sur un blog iconoclaste consacré à la vie en entreprise, très politiquement incorrect et donc excessivement rafraîchissant. Je préfère vous le dire tout de suite : c’est un blog de DRH… Ne décrochez pas tout de suite vous manqueriez vraiment quelque chose! Car celui-là ne ressemble à aucun autre et surtout pas à celui de votre boîte : fermé, coincé, un brin faux-derche. Non, non! Celui-là (ancien trader paraît-il) serait plutôt du genre à trancher dans le vif, à tailler des shorts et à balancer noir sur blanc sur les grandes écoles, les financiers à calculette, Mr Dirlo et Mme Dirlette, j’en passe et des meilleurs. Je sur vends ? Bien sûr que non! Preuves par l’exemple.

Pour le plaisir, petit florilège de morceaux choisis doux-amers

Au sujet des jeunes diplômés des grandes écoles :
« Pour intégrer ces godelureaux dans nos structures, nous appliquons une « grille » d’embauche qui classe les écoles dans sept groupes et détermine les salaires correspondants. La politique de l’institution est en effet « un diplôme un salaire » ce qui est effrayant puisqu’elle nous impose de ne recruter que des gens extrêmement similaires pour faire le même type de poste, avec un risque de clonage important. » Plus loin : « Si je veux recruter un HEC et un doctorat d’espagnol il me faudra les payer avec un delta de 40 %, ce qui est la recette de la haine après six mois partant du principe que tout se sait. Cette grille, nécessaire mais beaucoup trop rigide chez nous, est la même depuis 40 ans. » Encore plus loin : « Surtout ne faites pas la fac jeunes gens, on ne vous paiera pas. »

Au sujet des super boss de la finance :
« François est l’ancien responsable d’une succursale étrangère dans laquelle se sont passées de tristes histoires. Un client voyou, propriétaire d’une holding d’entreprises, a monté un schéma de cavalerie entre différentes filiales : l’une prête à l’autre, qui prête à la troisième aux comptes plus honorables, qui emprunte à la banque, puis prête à la première, et ainsi de suite. […] Comme on dit sur les marchés financiers, c’est toujours désagréable de se couper un bras, de prendre sa perte, alors on continue. » Plus loin : « Un an. L’ardoise double. Le petit malin de client avait truqué les chiffres et les mécanismes de contrôles mis en place par la banque étaient aussi incontournables que la ligne Maginot. Curieusement le commercial qui s’occupait du client a le même nom que l’un des membres de son directoire… Famille je vous adore. » Une fois le pot aux roses découvert, tout le monde est sanctionné sauf le boss qui « passe entre les gouttes. Il est énarque ».

Au sujet de Pierre, cadre exemplaire, poussé vers la sortie :
« Pierre a fait une grande carrière dans le groupe et s’est vu fauché en pleine gloire il y a dix ans par le Président. Pierre était à l’époque responsable d’un grand territoire asiatique que le Président voyait d’un mauvais œil car il y faisait beau et les locaux ne semblaient pas travailler 14 heures par jour. Les résultats étaient stables mais faibles, et tout cela manquait de tonus. » Après une sortie maladroite en présence du Président : « En toute logique, son contrat d’expatriation ne fut pas renouvelé un an après et il fut savamment placardisé au fond d’un étang bancaire où il put se nourrir de couleuvres. Grand amateur de belles lettres, il pratiqua malgré lui la peau de chagrin au quotidien et se fit tailler un costume dont il ne reste que le slip dix ans après. »

Je ne vous avais pas menti, ça balance grave. Et c’est tellement savoureux…

S.T

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Les cadres sont des quiches en anglais, et après ?

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Si l’envie vous prend de demander aux recruteurs sur quelle partie de leur CV les candidats « enjolivent » le plus leurs compétences, la grande majorité vous répondra : « Les langues ». Satanées langues étrangères – anglais en tête – qu’il faut, dit-on, obligatoirement maîtriser pour obtenir un poste à responsabilités. Rappelons tout de même que notre président de la République demeure une quiche en anglais et que Jean-Pierre Raffarin, feu notre premier ministre, avait fait un four lors d’une conférence de presse sur le Traité européen avec une phrase restée dans les annales : « Win, the yes needs the no to win against the no ! » Une perle encore régulièrement visionnée sur les sites de partage vidéo…

Beaucoup survendent leur niveau

Mais revenons à nos moutons et à leur niveau plus ou moins fluent en langues étrangères. Selon une étude récente réalisée par l’Ifop, 49% des cadres français se disent mal à l’aise lorsqu’ils sont confrontés à une langue étrangère dans leur activité professionnelle, alors que dans le même temps ils sont 75% à déclarer parler une, voire plusieurs autres langues… Etrange paradoxe, isn’t it ? A moins qu’on arrête l’hypocrisie et que l’on reconnaisse une bonne fois pour toute que les entreprises françaises sont pleines de salariés qui survendent en permanence leur niveau en langue. Ce qui au passage demeure inquiétant en matière de compétitivité, selon certains professionnels : « Face au multilinguisme idéalisé, les cadres manquent encore cruellement de compétences et d’outils pour incarner cette compétitivité » déclare Dimitris Sabatakis, président de Systran, leader mondial des technologies de traduction automatique.

« Comme tout le monde, je pipeaute »

Malgré ce constat, les cadres pratiquant l’anglais s’attribuent en moyenne une note « indulgente » se moque (un peu) l’étude de 7,7 / 10. Signe qu’on finit toujours par croire à ses boniments. « J’ai inscrit sur mon CV anglais lu, écrit, parlé, mais je redoute à chaque fois lors d’un entretien qu’on me teste sur mon niveau, reconnaît Erwan, 30 ans, cadre dans l’assurance. La réalité c’est que je me débrouille en anglais mais je ne peux quand même pas écrire ça sur mon CV ! Alors comme tout le monde, je pipeaute…Mais franchement, je ne me considère pas comme le plus nul de mon service. »

L’expérience compense les lacunes

D’autres font le choix inverse et préfèrent la jouer humble sur leur réelle compétence en langue. Comme Thierry, 50 ans, cadre commercial dans une entreprise internationale de matériel médical, de son propre aveu « une truffe en anglais » et par ailleurs – ça ne s’invente pas – marié depuis 20 ans à une canadienne anglophone : « J’ai toujours été franc avec les recruteurs et mes managers sur mon niveau d’anglais car je pouvais mettre en avant d’autres qualités comme mon expérience métier ou encore mon carnet d’adresses, explique-t-il. Et quand ils abordaient directement le sujet, je leur répondais systématiquement par une question : selon vous, qu’est-ce qui est le plus important, la connaissance du produit ou le niveau d’anglais ? » Il poursuit : « A mon niveau, l’anglais est un outil important mais pas indispensable. Je l’utilise à l’occasion de quelques voyages ou encore pour répondre à une quinzaine de mails par jour. Mais je reconnais que si on vise un très haut niveau de responsabilités, c’est indispensable. »

Présentation Power Point à Los Angeles

N’empêche, on peut être une « truffe » en anglais et être tout à fait capable de se surpasser. Comme ce jour où Thierry a dû animer une présentation Power Point devant 250 collaborateurs lors d’un séminaire international organisé à Los Angeles ! « J’étais forcément un peu angoissé, se souvient-il. Toutefois la présentation s’est bien passée car j’avais fait valider mon discours par un collègue bilingue. Ce que je redoutais le plus c’était le moment où l’assistance allait me poser des questions pour préciser mes propos. J’ai préféré opter pour la transparence en me faisant aider par un manager. J’ai conscience néanmoins de pouvoir bénéficier d’une certaine tolérance grâce au montant de mes ventes. Car si je n’obtenais aucun résultats, il y a longtemps que mes patrons m’auraient filé un coup de gourdin. »

150 mots de vocabulaire suffisent

Même argument pour Chantal, 46 ans, responsable marketing et plus de 25 ans d’expérience dans le business des petites annonces : « C’est l’expérience qui compte même si effectivement il faut pouvoir s’adapter quand on a affaire à un client anglophone. Mais ce n’est pas non plus insurmontable : pour les conversations téléphoniques je mets le haut-parleur et demande l’aide d’un collègue, et pour les emails je comprends toujours la trame générale donc ça passe. » Surtout que le jargon professionnel se maîtrise beaucoup plus rapidement que la langue de Shakespeare stricto sensu. « Personnellement, je connais 150 termes techniques et ça me suffit pour tisser une relation commerciale avec mon interlocuteur, rapporte Thierry. En revanche, c’est vrai que je suis un peu court pour parler de la pluie et du beau temps mais on ne m’en a jamais tenu rigueur. »

Accélérateur de carrière pour les jeunes

Reste que, lorsqu’on n’a aucun savoir-faire à « vendre » pour compenser son faible niveau d’anglais, la carrière est plutôt mal engagée. C’est pourquoi les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi « sont quasi obligés de maîtriser une langue étrangère, estime Chantal, car à niveau d’études égal c’est pour eux le seul moyen de se démarquer les uns des autres. » Un constat confirmé par Maxime, 30 ans, acheteur trilingue : « Dans mon entreprise, environ 10% des cadres sont en contact avec nos clients étrangers et pour espérer en être il fallait obligatoirement que je parle anglais. » Le « pipeautage » a ses limites.

Sébastien TRANCHANT © Cadremploi.fr

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L’entreprise, côté obscur

les-tabous-de-lentreprise

Que savez-vous au juste de votre collègue d’en face ? Peut-être vient-il d’obtenir une prime record tout simplement parce qu’il est plus beau que vous. Peut-être est-il en pleine dépression. Ou encore, peut-être cache-t-il son homosexualité depuis des années de peur d’être viré… Une entreprise, c’est un peu comme un iceberg. La face visible et lisse cache bien souvent une réalité plus froide. Injustices salariales, placardisation, aventures sentimentales, surmenage, homophobie… Cadremploi plonge pour vous au coeur des tabous de l’entreprise et donne la parole à ceux qui les subissent au quotidien.

Dossier réalisé par Sébastien TRANCHANT et Tiphaine RETO © Cadremploi

Mieux vaut être grand et beau que… petit et moche pour réussir

Vous avez été embauché en même temps qu’Arnaud, un collègue de bureau grand et sportif. Vous ne le savez pas encore mais, dans 10 ans, il gagnera plus que vous et aura davantage de responsabilités tout simplement parce qu’il est plus beau que vous…

C’est malheureusement vrai… Déjà en 1994, une étude américaine avait mis en lumière cette injuste réalité. Selon l’American Economic Association, le salaire des hommes et femmes ayant un physique avantageux est de 5 à 10 % supérieurs à celui de leurs collègues. Dans un autre registre, un article très sérieux publié en 2003 dans la revue de l’Insee « Economie et statistique » indique sans détour que « la taille élevée est un atout économique. » « A diplôme constant, les hommes de taille élevée font une meilleure carrière professionnelle car leur sont confiées davantage de responsabilités d’encadrement », écrit Nicolas Herpin, l’auteur de l’article. Preuve troublante : la taille moyenne des cadres supérieurs et professions libérales (177,6 cm), soit 3,2 cm de plus que les ouvriers.

Préjugés inconscients

Dans l’entreprise, la grande taille est clairement une variable favorable à l’avancement. « La grande taille donne la capacité à se faire entendre ou à se faire obéir, indique l’Insee. […] Plus souvent que les petits et les moyens, les grands représentent leur entreprise à l’extérieur et sont en contact personnel avec la hiérarchie. » D’autres réserves sur le physique relèvent ainsi de l’implicite. « Comme tout le monde, je me doute que mon inconscient guide certains de mes choix » , reconnaît une responsable de recrutement en soustraitance industrielle. L’un des préjugés les plus répandus sur les personnes en surcharge pondérale porte sur leur supposé manque de dynamisme. « Je leur conseille de se présenter le plus naturellement possible, de montrer leur joie de vivre, encourage le recruteuse. Ainsi, le recruteur est mis en porte-à-faux par rapport à ses propres réserves. »

Valoriser les compétences

Avec un physique ingrat, l’accès à l’emploi peut également s’avérer plus compliqué. En septembre 2005, l’Observatoire des discriminations de l’université Paris I a publié les résultats d’un testing confirmant les préjugés à l’égard des personnes obèses. Sur un panel de 200 offres d’emploi, les résultats se sont avérés accablants pour les entreprises. En substance, les candidats obèses décrochent 1) deux fois moins d’entretiens ; 2) ils ont trois fois moins de réponses positives pour un poste de commercial ; 3) ils reçoivent 24 % de réponses positives en moins pour un job de télévendeur. Pour Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations, les moyens les plus efficaces pour lutter contre ces phénomènes seraient, par exemple, de « généraliser le CV sans photo et les techniques d’appréciation par simulation (assessment center) comme cela se fait déjà dans beaucoup de pays étrangers. Les recruteurs français doivent d’urgence faire évoluer leur grille de recrutement et valoriser davantage les compétences des candidats.»

Surmenage, harcèlement moral, suicides : nous sommes tous concernés

Quand on travaille entre 10 et 12 heures par jour sous pression, il n’est pas rare que tout se dérègle. Le mal-être au boulot, on en parle de plus en plus mais souvent à demi-mots. Pour Dominique Huez, médecin du travail, le travail serait à l’origine de 3 000 suicides par an. Inquiétant.

Au Royaume-Uni, on parle de « burn out » et au Japon de « karoshi ». Alors que dans d’autres pays on reconnaît le phénomène d’ « autodestruction par le travail », en France la gêne est palpable quand on évoque le sujet. Pourtant, régulièrement, cette question de la mort au travail revient à la Une de l’actualité. Quand le constructeur Renault a été confronté à partir d’octobre 2007 a une vague de suicides dans son Technocentre de Guyancourt (Yvelines), une fois de plus, ces faits divers en série faisaient les gros titres. Or, c’est tous les jours qu’on souffre au travail, comme l’expliquait dès 1998 Marie-France Hirigoyen dans son livre remarqué « Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien », vendu depuis à 450 000 exemplaires.

Les politiques trop frileux

En mars dernier, deux scientifiques, Philippe Nasse et Patrick Légeron, ont remis au ministre Xavier Bertrand un rapport sur le sujet. Un travail à « l’approche encore trop restrictive, le rapport estimant que ‘suicide au travail ne veut pas dire systématiquement suicide lié au travail’, écrivait à l’époque le journal Le Monde. Or les spécialistes savent que le lieu où l’on se donne la mort n’est jamais anodin. »

3000 morts par an

Dans un livre publié récemment aux Editions Privé, Dominique Huez, médecin du travail depuis 25 ans à la centrale nucléaire de Chinon, revient sur ce sujet de la souffrance au boulot. « J’estime que le travail est un élément déclencheur dans 25 à 50 % des cas de suicides. Ce qui m’amène à penser que le travail ferait directement ou indirectement 3000 morts par an », déclare-t-il. La faute « à une rigidification de l’organisation du travail et à un management du zéro défaut pour lequel seul les résultats comptent », selon le médecin.

Les cadres se suicident moins

A ce jour, toutes les études réalisées sur le sujet arrivent peu ou prou à la même conclusion : si le suicide touche toutes les catégories de travailleurs, les ouvriers et employés se donnent près de trois fois plus la mort que les cadres.

L’entreprise, pas très « gay friendly »

Question : de quoi parle-t-on entre collègues à la pause café ? Du boulot, du dernier week-end, des projets de vacances, mais aussi de sa vie privée. Un thème qui met mal à l’aise quand on bosse dans une entreprise pas très gay friendly.
« Aujourd’hui, il est plus facile de faire son coming-out en famille qu’au travail. » Philippe Chauliaguet est porte-parole du collectif Homoboulot. Un collectif créé en 2001 pour fédérer la dizaine d’associations qui luttent contre « le dernier rempart de la sortie du placard » des personnes homosexuelles. En 2006, un sondage réalisé par L’Autre Cercle révélait que 42 % des répondants taisaient leur orientation sexuelle. 66 % d’entre eux le faisaient par peur des représailles.

88 % de victimes ou témoins d’actes homophobes

Insultes, moqueries, agressions physiques ou ruptures abusives de contrat, les pressions sont nombreuses dans l’univers impitoyable de l’entreprise. D’après un rapport effectué par la Halde en 2007, 88 % des salariés lesbiens et gays ont déjà été victimes et/ou témoins d’actes homophobes dans leur vie professionnelle. Et ce malgré les lois promulguées en 2004 pour établir l’homophobie comme un délit. « Ce n’est pas de sanctions dont on a besoin, mais de prévention, explique Philippe Chauliaguet. C’est la seule manière de faire évoluer la société. »

« Du jour au lendemain, tout a changé »

« Lorsqu’une de mes collègues a découvert mon homosexualité, raconte Anthony, tout a changé dans mon travail. Du jour au lendemain, je sentais les regards se poser sur moi, les discussions changeaient bizarrement quand je m’approchais de la cafétéria. Et puis, un jour, mon supérieur m’a convoqué pour me dire que « malgré mon travail », je n’avais pas été retenu pour le poste de manager. »

Un plafond de verre

Difficile bien sûr d’évoquer la discrimination lorqu’aucun mot n’est réellement prononcé. « Pourtant, il existe un véritable plafond de verre dans l’avancement de carrière des salariés homosexuels, reprend Philippe Chauliaguet. D’abord parce qu’instinctivement, on donne des responsabilités à quelqu’un qui nous ressemble. Ensuite, parce que beaucoup d’homos freinent eux-mêmes leurs carrières pour ne pas exposer leur vie privée. »

La vie privée a fait irruption dans l’entreprise

Le silence est donc la première défense. Mais c’est aussi la première souffrance. « Du non-dit au mensonge, la frontière est vite franchie, continue Philippe Chauliaguet. Certains préfèrent s’inventer une hétérosexualité pour ne pas être mis à l’écart. »
Du récit de week-end en famille près de la machine à café aux photos des enfants exposées en fond d’écran, la vie privée a depuis longtemps fait irruption dans le monde de l’entreprise. « Et ne pas en parler, c’est bien souvent se couper du monde et passer pour quelqu’un de froid et d’introverti », affirme Anthony. C’est aussi s’interdire certains avantages, comme la mutuelle étendue aux conjoints ou les congés pour le Pacs.

C’est à qui le tour… d’aller au placard ?

Un jour ou l’autre, ça peut vous tomber dessus sans crier gare. Votre responsable oublie tout d’abord de vous convier à une réunion, puis ne vous donne plus de travail, enfin vous ignore totalement. Vous pensez pouvoir vous extirper de ce mauvais rêve. Perdu : vous êtes au placard ! Témoignage de Tanguy, ex-placardisé.

L’expérience est encore éprouvante à raconter. Quand, deux semaines après l’avoir recruté, le responsable de Tanguy est muté à un autre poste, commence pour l’ancien journaliste de la Croix Rouge un véritable calvaire. « Je n’ai pas tout de suite compris ce qui se passait », explique Tanguy.

« J’étais plus encadré qu’un stagiaire »

Etape numéro un : l’une de ses collègues, avec qui Tanguy entretenait des relations cordiales jusque-là, change d’attitude. Plus de bonjour, plus de discussion, plus aucun échange. « Je n’ai jamais su ce qui s’était passé. Du jour au lendemain, elle m’a reproché un comportement agressif et froid. » Petit à petit, la jeune femme monte sournoisement ses supérieurs contre son collègue. « On regardait tout ce que je faisais à la loupe. J’étais plus encadré que les stagiaires. Puis on m’a donné de moins en moins de travail. Tout se faisait sans moi. Je n’existais plus. » Dans le service, tout le monde lui tourne le dos. « Ailleurs dans l’entreprise, certains m’ont soutenu. Mais ils ne m’ont jamais défendu. On ne défend pas quelqu’un qui est au placard. »

Silence, souffrance et isolement

Le mot est lâché : le placard. Rarement doré, toujours douloureux. « Le silence qui entoure le phénomène de placardisation renforce la souffrance de l’isolement », explique Dominique Lhuilier, maître de conférences en psychologie sociale à l’université Paris VII et auteur de « Placardisés, des exclus dans l’entreprise ». Rares sont les collègues au courant, soit parce que le placardisé a honte de sa situation et tente de la cacher, soit parce que son entourage professionnel préfère ne pas savoir pour éviter toutes représailles. « Et puis il y a aussi l’idée que si une personne est au placard, c’est forcément qu’elle l’a mérité. »

Moyen de pression

Tous les experts le disent : sans pouvoir être chiffré, le phénomène augmente, devenant une part intégrante du management de l’entreprise. Les victimes sont toujours plus nombreuses et plus diversifiées : les réorganisations internes gérées parfois dans l’urgence, les conséquences d’un management « de sanction » ou encore le manque de courage à licencier quand c’est nécessaire, toutes ces situations génèrent leur lot de placardisations.
Contrairement aux idées reçues, c’est dans le privé que le turn-over dans le placard est le plus important. Les salariés des grandes entreprises sont sans doute plus concernés, mais du cadre supérieur au personnel exécutant, tout le monde peut être touché. Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes et la durée du placard est plus longue avec l’âge. « Les jeunes arrivent plus facilement à chercher un autre poste ailleurs, poursuit Dominique Lhuillier. Mais dans tous les cas, plus longtemps on reste au placard, plus on a de mal à en sortir. Le piège est mortifère. »

Amour au boulot, pas toujours la bonne affaire

Dans une boîte, on bosse avec ses collègues, et plus si affinités. Un Européen sur deux aurait vécu une histoire d’amour au boulot, mais toutes ne se sont pas conclues par un mariage… Cœurs d’artichaut et cavaleurs ne font pas toujours bon ménage dans l’entreprise.

« Je m’étais toujours dit : pas d’histoire d’amour au travail. » Une promesse pas si facile à tenir. Depuis un an, Nathalie* entretient une aventure tumultueuse avec l’un de ses collègues. Leur relation est d’abord restée totalement platonique pendant plusieurs années. « On ne travaille pas dans le même service, ni dans la même ville, mais on s’est rencontré en planchant sur le même sujet. A partir de là, nous avons continué à nous échanger des mails très régulièrement. » D’abord pour parler boulot.

L’amoureux transi était déjà marié

Ensuite, peu à peu, pour évoquer leur vie privée. « On est devenus assez proches. Lui devenait de plus en plus pressant pour qu’on se rencontre. Je savais très bien ce qu’il cherchait. Mais moi je ne voulais pas tomber dans ce drôle de plan. » Principale réticence : l’amoureux transi est déjà marié. « Hors de question, pour moi, de devenir la maîtresse de quelqu’un ! Et surtout pas celle d’un collègue. » Nathalie finira pourtant par céder.

L’effet pygmalion ?

« En y réfléchissant, je crois qu’il s’est servi du fait que l’on travaille dans la même boîte pour me draguer et me faire fléchir. » Un atout pour la jeune femme qui trouve dans ce partage d’intérêts, un palliatif à la difficulté de sa situation. « Il m’épaule, me conseille et m’encourage dans ma carrière. C’est un peu comme s’il compensait, puisqu’à côté de ça, il ne peut absolument pas s’engager d’un point de vue affectif. »

Un Européen sur deux a eu une relation amoureuse au travail

Car les relations au bureau n’encouragent pas la stabilité. Si en 2002, un Européen sur deux avait une relation amoureuse au travail, peu d’entre eux ont réussi à porter cette idylle jusque devant monsieur le Maire. « Le plus douloureux, c’est d’être obligés de sans cesse se cacher, reconnaît Nathalie. J’ai tellement peur de nuire à sa carrière et à sa vie professionnelle que je vis sans cesse dans l’ombre. »

Ragots, jalousies et autres joyeusetés

A fortiori en cas d’adultère, les aventures amoureuses avec un ou une collègue demeurent souvent dans l’ombre. Peur des ragots, bien sûr, des jalousies mais aussi des soupçons d’inefficacité de la part de ses supérieurs. Car une liaison découverte fait souvent se bousculer vie privée et vie professionnelle, tout au moins dans l’esprit de certains de vos collaborateurs. A tel point qu’au Japon mais aussi dans certaines multinationales implantées en France, les aventures au boulot sont interdites, sous peine de licenciement.

* Le prénom a été changé.

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Comment Fram veut retrouver ses couleurs

Pour Fram, 2003 fut une année noire. Le déclenchement de la guerre en Irak, la pneumonie atypique en Asie, le ralentissement économique plus les perturbations monétaires, la montée en puissance de Thomas Cook (ex-Havas Voyages) dans le secteur des voyagistes et le lancement de la marque TUI en France par Nouvelles Frontières… Cette accumulation fait dire à Georges Colson, le président du directoire, que, « dans l’histoire de Fram, aucune année n’a été aussi fertile en éléments négatifs ». Un cauchemar bien réel, car le troisième tour-opérateur français est entré dans le rouge pour la première fois de son existence. Il a enregistré en 2003 14 millions d’euros de pertes nettes consolidées, contre un bénéfice de 4 millions l’année précédente. « Un coup d’assommoir », pour Georges Colson. 2004 s’imposait comme l’« année du rebond » mais la persistance de la crise économique a fait revoir à la baisse les objectifs du groupe. Fram visera finalement le «zéro pour cent de croissance», selon Georges Colson. C’était compter sans l’augmentation du prix du pétrole et l’annonce de la part des compagnies de ne plus verser de commission de vente aux agents de voyage. Deux événements qui, début juin, ont décidé Fram à augmenter de 8 à 12 euros ses tarifs selon les transporteurs aériens utilisés. Cette somme d’avatars contraint désormais Fram à forcer l’optimisme pour 2005. Son atout : malgré les aléas, la marque n’a pas été désavouée par sa clientèle. Celle-ci a progressé de 1,56%, à 555 000 clients, une augmentation plus qu’honorable quand on sait que l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a annoncé en janvier la plus forte baisse de son histoire avec un recul de 1,2%, à 694 millions de touristes. Restait à élaborer une stratégie de reconquête.

Le grand ménage dans les finances

Les pertes de 2003 sont dues à une stratégie de couverture de change catastrophique, qui a eu des conséquences importantes sur la partie financière des comptes de la société mère. « Au cours de l’année 2003, le dollar a perdu près de 25% face à l’euro. Le groupe avait anticipé une stratégie de couverture qui n’avait pas prévu ce scénario et, résultat, nous étions mal couverts. Cette hausse a surpris tout le monde, et Fram n’est pas la seule entreprise à avoir pâti de cette situation », déclare Michel Cabrol, directeur adjoint aux finances. Au siège de Fram, on ne cache pas que cette erreur financière a du mal à passer. « Nous nous sommes laissés entraîner dans une stratégie à risque et c’est bien dommage, car, sans cet accident, nous aurions certainement fini l’année avec un excédent de 10 millions d’euros », regrette Georges Colson. Car le voyagiste avait bien résisté aux trous d’air de 2003, avec un chiffre d’affaires en hausse de 2,7% à 530,5 millions d’euros et un résultat d’exploitation positif à 7,66 millions d’euros. Fram faisait plutôt figure de bon élève. Et patatras! « On a pris les mesures pour qu’une chose pareille ne se reproduise plus », lance sobrement Georges Colson. En clair, la stratégie de couverture a été revue et le directeur financier remplacé après trente-cinq ans de maison. « Une décision qui a été très difficile à prendre », reconnaît le président. Un changement dans l’organigramme mal vécu par la direction, car il sonne comme un accroc à l’image de camaraderie soignée depuis des années par l’entreprise. Georges Colson envisage également de changer de partenaires bancaires. La situation n’est toutefois pas désespérée : pour rebondir, Fram peut compter sur un trésor de guerre de 145 millions d’euros constitué grâce à une gestion prudente de ses actifs. Un luxe qui permet de traverser les périodes sombres, de maintenir les emplois et, surtout, d’avoir une vraie marge de manoeuvre financière. « La situation dans le secteur du tourisme est difficile. Ce n’est pas le moment de se lancer dans une stratégie coûteuse. Mais nous restons vigilants au cas où des opportunités se présenteraient », nuance Michel Cabrol. Comme l’acquisition de complexes hôteliers.

Un « grand plus » sur les « petits prix »

L’un des principaux objectifs du voyagiste est d’élargir sa gamme de prestations premiers prix. « Dans la mesure où nous vivons une crise de la consommation et de l’achat, il faut redonner envie aux gens de partir en vacances », souligne Georges Colson. Fram entend concentrer une grosse partie de ses efforts au développement de ces formules « petits prix Framéco », actuellement proposées dans dix-neuf établissements deux et trois étoiles. Georges Colson espère amener ce chiffre à « vingt-cinq d’ici à 2005 » et, du même coup, séduire une clientèle aux moyens plus modestes. Les nouvelles formules concerneront les destinations phares du voyagiste, l’Espagne et le Maghreb. Le groupe ne laisse pas tomber pour autant le développement de son offre de référence, les Framissima, un concept de formule hôtelière exclusive et haut de gamme, qui fête cette année ses vingt ans.

Réinvestir dans les valeurs sûres

Même si Georges Colson a renoncé à son objectif d’une trentaine d’établissements en 2005 – le groupe en dénombre vingt-trois –, Fram continue d’investir dans la construction d’hôtels tout en se concentrant sur les pays du bassin méditerranéen, ses valeurs sûres. Après l’ouverture du Framissima d’Hurghada en Egypte l’hiver dernier et la prise en gestion, en avril, du complexe Les 4 saisons en Tunisie, la construction d’un autre quatre étoiles dans la zone d’aménagement touristique Aguedal, à Marrakech, a commencé il y a quelques jours. Un renforcement de position au Maroc qui n’a rien d’anodin, le roi Mohammed VI ayant déclaré vouloir augmenter la capacité d’accueil de son pays à dix millions de touristes d’ici à 2010. En prévision de ce flot de vacanciers, le Framissima de Marrakech, le club Les Idrissides, s’est équipé avant l’été d’un centre de balnéothérapie dernier cri. Ce mois-ci, Fram lance une nouvelle campagne de communication pour présenter la saison 2004-2005. Car, si le voyagiste affiche un taux de fidélisation exceptionnel (plus de 64% de sa clientèle), son staff est conscient qu’il ne faut pas relâcher la pression publicitaire. « La notoriété, ça s’entretient », répète à l’envi Georges Colson.

La percée de l’internet « B to B »

En retard par rapport à ses concurrents directs sur ce créneau, Fram s’apprête à ajouter le web à son réseau de distribution. Actuellement, seuls les agents de voyages affiliés accèdent aux offres du voyagiste via un site B to B lancé au mois d’avril. Grâce à ce système, ils peuvent connaître les disponibilités des clubs et en informer leurs clients. En six mois d’existence, ce service représente plus de 10 % des réservations. Un succès qui n’a pas tardé à convaincre la direction d’envisager la création d’une version B to C, car, aujourd’hui, les consommateurs Fram ne peuvent encore directement ni réserver ni payer leurs séjours sur le site du tour-opérateur. Une lacune que Georges Colson espère combler dès le printemps 2005. « Nous n’avons pas le droit d’être absents sur ce nouveau moyen de distribution », explique-t-il. Plusieurs centaines de milliers d’euros seront investies à la réalisation de cet « aménagement indispensable », qui représentera 10% des ventes d’ici trois à quatre ans. La création d’un site B to C ne signifie pas pour autant bradage des prix, chose à laquelle s’est toujours refusé Georges Colson, par « respect de tous les clients ». Plus qu’un outil utile aux réservations de dernière minute, ce site serait un « accélérateur de décision ». Le voyagiste semble tenir le pari qu’un accès rapide à une information claire et à un mode de paiement sécurisé puisse relancer l’achat coup de coeur auprès d’une clientèle qui décide de ses vacances de plus en plus tard.

Toujours plus d’agences en propre

Fram envisage de continuer à développer son propre réseau d’agences commencé avec la création de sa filiale Fram Agences en novembre 2000 et nanti d’un budget de 45 millions d’euros. Le voyagiste dispose d’un réseau de 75 agences en propre et peut compter sur le soutien d’une centaine d’affiliés (les « ambassades »), le tout représentant 28% de ses ventes. « Concernant la distribution, notre objectif à l’horizon 2005 est de pouvoir compter 100 agences et 150 ambassades et de réaliser 35% de nos ventes via ces réseaux », explique Marie-Christine Chaubet, directrice générale de Fram et présidente de Fram Agences. Un moyen d’affirmer un peu plus son indépendance : en 2003, les ventes du voyagiste par l’intermédiaire du réseau Thomas Cook ont baissé de 8%. En 2002, elles représentaient 12% du chiffre d’affaires de ce dernier. Les projets d’ouvertures d’agences seront concentrés en région parisienne.

Sébastien TRANCHANT © Magazine L’Entreprise

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