« On a l’impression d’être les oubliés de la campagne présidentielle. Les candidats parlent des plus démunis et des plus riches. Mais aux classes moyennes on leur promet quoi ? Rien ! » A l’approche de l’élection, le ras-le-bol s’exprime ouvertement au lotissement neuf du Clairais à Thouaré-sur-Loire, petite bourgade située à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Nantes. Ici, en 5 ans, se sont construits 47 logements HLM et 154 maisons individuelles. La majorité disposant d’un jardinet délimité par sa clôture grillagée.
Première préoccupation des habitants : le pouvoir d’achat. « Quand on nous dit que les prix n’ont pas augmenté depuis le passage à l’euro, on nous raconte des salades, s’emporte Florence, 30 ans, caissière en grande surface. Avec deux salaires, mon mari et moi, on ne vit pas, on survit !» « On a dû faire une croix sur les loisirs, poursuit Laurent, 34 ans, vendeur d’électroménager. Avec trois enfants, on ne peut pas suivre. »
Joëlle, 37 ans, actuellement en formation d’assistante de vie, estime être moins bien lotie que la génération précédente. « Mes parents avaient un travail, une maison, étaient assurés de percevoir leur retraite. Aujourd’hui, tout est plus compliqué. » Avec son mari, cadre à France Telecom, Joëlle loue un petit pavillon depuis septembre. « On voulait acheter mais les prix prennent des proportions folles. » Philippe, 39 ans, employé chez Alcan, est d’accord avec sa voisine. « L’accès à la propriété, c’est devenu mission impossible. Vous voyez cette maison là-bas, elle vaut 380 000 €, dit-il en montrant un pavillon un peu plus loin. Le banquier veut bien me prêter la moitié de la somme mais pour le reste je fais comment ? » Avec vingt ans d’ancienneté, Philippe gagne à peine plus qu’à ses débuts. Il s’inquiète pour la relève. « Quand je vois arriver dans ma boîte de jeunes ingénieurs payés 1200 € après cinq ans d’études, je me dis que quelque chose ne tourne pas rond. »
« Avec nos deux salaires, on ne vit pas, on survit ! »
« On a l’impression d’être les oubliés de la campagne présidentielle. Les candidats parlent des plus démunis et des plus riches. Mais aux classes moyennes on leur promet quoi ? Rien ! » A l’approche de l’élection, le ras-le-bol s’exprime ouvertement au lotissement neuf du Clairais à Thouaré-sur-Loire, petite bourgade située à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Nantes. Ici, en 5 ans, se sont construits 47 logements HLM et 154 maisons individuelles. La majorité disposant d’un jardinet délimité par sa clôture grillagée.
Première préoccupation des habitants : le pouvoir d’achat. « Quand on nous dit que les prix n’ont pas augmenté depuis le passage à l’euro, on nous raconte des salades, s’emporte Florence, 30 ans, caissière en grande surface. Avec deux salaires, mon mari et moi, on ne vit pas, on survit !» « On a dû faire une croix sur les loisirs, poursuit Laurent, 34 ans, vendeur d’électroménager. Avec trois enfants, on ne peut pas suivre. »
Joëlle, 37 ans, actuellement en formation d’assistante de vie, estime être moins bien lotie que la génération précédente. « Mes parents avaient un travail, une maison, étaient assurés de percevoir leur retraite. Aujourd’hui, tout est plus compliqué. » Avec son mari, cadre à France Telecom, Joëlle loue un petit pavillon depuis septembre. « On voulait acheter mais les prix prennent des proportions folles. » Philippe, 39 ans, employé chez Alcan, est d’accord avec sa voisine. « L’accès à la propriété, c’est devenu mission impossible. Vous voyez cette maison là-bas, elle vaut 380 000 €, dit-il en montrant un pavillon un peu plus loin. Le banquier veut bien me prêter la moitié de la somme mais pour le reste je fais comment ? » Avec vingt ans d’ancienneté, Philippe gagne à peine plus qu’à ses débuts. Il s’inquiète pour la relève. « Quand je vois arriver dans ma boîte de jeunes ingénieurs payés 1200 € après cinq ans d’études, je me dis que quelque chose ne tourne pas rond. »
Sébastien TRANCHANT © 20 Minutes