Pef dénonce la honte des mines

Maquillées de couleurs vives au Kosovo, les mines antipersonnel frappent, elles amputent, elles tuent. Dissimulées dans des jouets en Tchétchénie et à la frontière irano-afghane, elles tuent aussi. Les enfants sont clairement désignés comme cibles. Une « honte » dénoncée par le dessinateur bas-normand Pef, auteur de la célébrissime saga du Prince de Motordu et grand ami des enfants. « Cela fait dix ans que ces enfants d’ex-Yougoslavie ne jouent plus dans la nature à cause des mines. D’ailleurs, on me l’a dit : ‘Ne vous promenez pas dans les collines’. » Vendredi, il a entamé une tournée d’une semaine en ex-Yougoslavie à l’occasion de la sortie des versions serbe, croate et bosniaque de son livre Une si jolie poupée racontant l’histoire d’une petite poupée dans laquelle on dissimule une mine qui arrache la main d’un enfant. Un sujet grave que l’auteur est « très fier » d’aller expliquer aux enfants des Balkans. Ces prochains jours, Pef rencontrera des élèves de six classes bosniaques âgés de 9 à 11 ans. Il rencontrera aussi des démineurs, et sera reçu au centre culturel français de Belgrade et au centre André-Malraux de Sarajevo pour parler de son livre paru en 2001 en France. « C’est ma contribution à une culture humaniste qui fait son petit bonhomme de chemin parmi les populations concernées. »

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