C’est le petit matin sur Kwame N’Kruma, la principale avenue de Ouagadougou. Les voitures sont rares. Elles dérangent à peine une femme vêtue de vert, qui, depuis plus d’une heure, balaie la chaussée.
Tâche ingrate et dangereuse, mais Sawadra Abidou, la quarantaine, ne s’en plaint pas. Bien au contraire. « Avant de faire ça, je devais vendre des graviers ramassés dans la rue, car mon petit commerce ne suffisait pas à faire vivre ma famille. À force, je n’avais plus d’ongles. Je suis heureuse que cette vie soit derrière moi », rapporte la balayeuse. L’argent que lui verse la mairie ne constitue pour elle qu’un revenu d’appoint, mais Sawadra s’en réjouit : « J’ai pu mettre mes enfants à l’école pour qu’ils apprennent à lire et à compter. »
Ce matin-là, Sawadra et ses 2 000 collègues ont été affectées par petits groupes aux quatre coins de la ville. Elles appartiennent aux Brigades vertes, cette « armée » de blouses émeraude constituée par le maire, Simon Compaoré, pour s’attaquer à la saleté tenace de la capitale du Burkina Faso. Au départ, elles ont été traitées de « sorcières » par les Ouagalais qui ne comprenaient pas l’utilité de leur travail. Mais leurs silhouettes se sont peu à peu imposées sur les abords des voies goudronnées.
Elles font de Ouaga la ville la plus propre d’Afrique
C’est le petit matin sur Kwame N’Kruma, la principale avenue de Ouagadougou. Les voitures sont rares. Elles dérangent à peine une femme vêtue de vert, qui, depuis plus d’une heure, balaie la chaussée.
Tâche ingrate et dangereuse, mais Sawadra Abidou, la quarantaine, ne s’en plaint pas. Bien au contraire. « Avant de faire ça, je devais vendre des graviers ramassés dans la rue, car mon petit commerce ne suffisait pas à faire vivre ma famille. À force, je n’avais plus d’ongles. Je suis heureuse que cette vie soit derrière moi », rapporte la balayeuse. L’argent que lui verse la mairie ne constitue pour elle qu’un revenu d’appoint, mais Sawadra s’en réjouit : « J’ai pu mettre mes enfants à l’école pour qu’ils apprennent à lire et à compter. »
Ce matin-là, Sawadra et ses 2 000 collègues ont été affectées par petits groupes aux quatre coins de la ville. Elles appartiennent aux Brigades vertes, cette « armée » de blouses émeraude constituée par le maire, Simon Compaoré, pour s’attaquer à la saleté tenace de la capitale du Burkina Faso. Au départ, elles ont été traitées de « sorcières » par les Ouagalais qui ne comprenaient pas l’utilité de leur travail. Mais leurs silhouettes se sont peu à peu imposées sur les abords des voies goudronnées.
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