Vous voulez démissionner ? Dites-le avec un jeu !
6 mai, 2009 initiative
Vous recherchez une manière très originale d’annoncer votre démission ? C’est simple comme un jeu vidéo! Il suffit pour cela d’envoyer à votre patron un lien vers le site farbs.org. Il tombera directement sur un petit jeu de plateforme sur trois niveaux plutôt marrant et reprenant le thème de Mario Bros. Comme à l’époque de l’Atari 2600, le petit Mario doit manger les « Toads » et là… surpriiiiise!
Pour la petite histoire, il paraît que c’est comme cela que le développeur des jeux Farbs a claqué la porte de son ancien employeur l’éditeur 2k Australia. Vraie/fausse info ou vrai/faux buzz, je ne sais pas. Seule certitude, ils ont de l’humour chez Farbs!
Une fois sur le site, cliquez sur « le mulot » et déplacez-vous avec les flèches directionnelles de votre clavier
S.T
Tags: humour, jeu, nouvelles technologies
Moi, 45 ans,…je joue à la poupée sur internet !
19 juin, 2007 perso

C’est la dernière folie de la Toile. Elles sont des dizaines de milliers à se connecter. Essentiellement des adultes.
Si passé 25 ans l’envie vous reprend de jouer à la poupée, osez ma-bimbo.com ! Lancé en décembre 2006 par trois jeunes diplômés Nantais et une graphiste marseillaise, ce jeu en ligne rose bonbon et plein d’autodérision compte déjà 285 000 inscrits. C’est le phénomène Internet du moment. Le but est simplissime : devenir la nana la plus populaire de Bimbo Land. Pour réaliser cet exploit, les épreuves sont nombreuses : après avoir créé votre avatar au look de poupée, vous devez gagner le maximum de « bimbos attitude » (points de popularité) en accomplissant des missions essentielles comme changer de coiffure, s’habiller à la mode, prendre des cours d’aérobic, minauder en discothèque, se faire refaire les seins… Après trois ou quatre missions payantes en monnaie virtuelle (9000 bimbos d’or = 1,80 €), les internautes passent au niveau supérieur. Le coiffeur réalise des coupes de plus en plus tendance, la boutique de mode propose des fringues de plus en plus fashion. Chaque semaine, ils sont des dizaines de milliers à rejoindre la « communauté bimbo » et son univers Barbie des temps modernes.
Liberté et insouciance
Les concepteurs sont encore tout étonnés du « buzz » fait autour de leur site. « Au début, on pensait faire marrer les garçons mais les filles représentent 90 % des habitués » commentent Benoît Guihard et Jean-Philippe Tessier, 21 et 22 ans. Encore plus surprenant : les joueuses ont entre 8 et…45 ans (âge déclaré). Et parmi les vingt premières au « classement bimbo », une bonne dizaine a plus de 25 ans !
« Que le jeu soit fondé sur les loisirs d’une fille superficielle, je ne trouve pas ça macho. Au contraire, c’est léger et drôle. Je l’impression de retomber en enfance et de jouer à la Barbie, confie Linda, 29 ans, assistante sociale dans les Hauts-de-Seine. Ma bimbo est tellement bien foutue que je peux l’habiller comme je veux c’est génial ! » Habituée des émissions de télé-réalité et des jeux d’élevage sur Internet, Véronique, 40 ans, employée d’un journal à Clermont-Ferrand, a abandonné sa vache et son cochon pour se consacrer pleinement à sa nouvelle amie. « Dès que je me lève, je me connecte au jeu par réflexe. Comme je ne travaille jamais le matin, j’ai tout le temps de m’occuper de Charlottine [sa bimbo]. Je l’emmène à la salle de gym ou chez l’esthéticienne, ça dépend des jours. Ma fille de 12 ans a aussi sa bimbo mais c’est moi qui suis devenue accro ! » Inscrite depuis début janvier, Véronique a déjà dépensé 250 € (via un système d’appel surtaxé à 1,80 €) pour réapprovisionner son compte en monnaie virtuelle et évoluer dans le jeu. « Dans la vie, j’ai un style garçon manqué alors que ma bimbo est très féminine. Elle est comme une bonne copine à qui j’aimerais ressembler. Quand des amis viennent dîner à la maison, mon écran d’ordinateur reste allumé. Ca agace mon mari ! »
Pour Elizabeth Rossé, psychologue à l’hôpital Marmottan à Paris, c’est « la multiplication des caractéristiques idéales de l’avatar qui crée le processus d’identification. Les joueuses projettent leurs envies sur leur personnage. Elles fantasment une vie sur laquelle elles ont une emprise relative qui les rassure. Elles recherchent liberté et insouciance. » Un esprit frivole bien restitué par Céline Ananian, 23 ans, la graphiste du site. « Je m’y suis tout de suite retrouvée, explique Séverine, 28 ans, en congé maternité et deuxième du « classement bimbo ». Je me connecte dix fois par jour. Le plus dingue, c’est que je reçois une soixantaine de mails quotidiens de concurrentes qui me demandent des conseils pour évoluer dans le jeu ! »
En mai, 65 000 visiteurs se sont connectés sur ma-bimbo.com uniquement via le moteur de recherche jeu-gratuit.net (ils étaient 50 000 en avril et 30 000 en mars). « Dans la catégorie « jeux d’élevage », c’est le site qui a le plus important taux de visite » observe Alex Ergalant, spécialiste en jeux en ligne. Une version anglaise est dans les tuyaux… Une bimbo bilingue avec le sens des affaires, on aura tout vu !
Sébastien TRANCHANT © Marianne
Tags: internet, jeu, ma-bimbo.com
Les patrons misent sur le jeu pour sélectionner les étudiants
17 mar, 2004 emploi

Les grandes entreprises recherchent des jeunes diplômés capables de décider dans l’urgence et sous la contrainte. Les jeux de simulation sont leur outil préféré pour y parvenir.
Pour se faire recruter aujourd’hui, avoir une tête bien pleine ne suffit plus. Il faut gagner aux jeux ! De grandes entreprises encouragent les étudiants à participer à des business games qu’elles organisent en collaboration avec de célèbres établissements de formation. De quoi s’agit-il ? L’e-Strat-Challenge de L’Oréal existe depuis quatre ans et consiste à gérer pendant six semaines, via internet, une entreprise leader mondial dans le domaine des cosmétiques, jumelle en tout point de L’Oréal. « Nous sélectionnons tout d’abord, dans cent treize pays, mille équipes de trois étudiants. Les deux cent cinquante plus performantes dans la gestion d’entreprise auront ensuite à rédiger un business plan détaillé. Enfin, à Paris, quinze finalistes défendront leur stratégie devant un jury composé notamment de managers de L’Oréal », explique Jean-Claude Le Grand, directeur du recrutement international. Pour sa quatrième édition, plus de trente milleétudiants du monde entier se sont inscrits à l’e-Strat-Challenge. Une audience multipliée par douze depuis la création du jeu. A se demander si cette pratique n’est pas, au final, plus sélective qu’une procédure de recrutement classique.
Le staff de L’Oréal organise également chaque année depuis douze ans dans près de trente pays le Marketing Award, davantage destiné aux étudiants des écoles de commerce. Cette année, les participants doivent élaborer la stratégie marketing internationale de la marque Biotherm Homme. Les équipes sont aidées dans leur démarche par une agence de publicité et de développement packaging. « Ces deux jeux sont un formidable moyen de détection de jeunes talents, car nous jugeons leurs aptitudes à résoudre une problématique concrète. L’an passé, nous avons embauché cent quatorze jeunes diplômés par ce procédé, qui demeure l’outil le plus élaboré de notre stratégie de recrutement », confie Jean-Claude Le Grand.
Se rapprocher des écoles
Chez Danone, « on n’est pas aussi ambitieux pour le moment ». Depuis le 6 mars est lancé, en phase pilote, Trust, « un grand jeu d’entreprise qui a pour particularité d’intégrer les problématiques de responsabilité sociale et environnementale dans la gestion des affaires ». Le but ? « Faire connaître Danone parmi les étudiants, sa spécificité, sa culture et ses pratiques managériales », déclare Christine Gas, directrice du sourcing international. Les six cents participants répartis dans six pays (Chine, Espagne, France, Italie, Mexique et République tchèque) gèrent pendant une journée, grâce à un logiciel de management et par équipes de cinq, trois années d’une filiale fictive rachetée en Amérique latine. « Opportunités d’OPA, grossistes récalcitrants, manifestations hostiles à l’implantation du nouveau site… les participants se confrontent aux soucis quotidiens d’un chef d’entreprise. Et ce n’est pas parce que, à 22 ans, on s’est trompé dans une décision stratégique qu’on ne sera jamais bon », dédramatise Christine Gas. Pour le moment, Danone ne promet pas de poste précis aux gagnants, mais Trust s’imposera de lui-même dans la démarche de recrutement du groupe s’il déniche des profils intéressants.
Car le but de ce genre de compétition est avant tout d’infiltrer les écoles afin de tisser un rapport privilégié avec leurs meilleurs éléments. Via les business games, L’Oréal soigne son image auprès de cent quinze écoles à travers le monde dont la prestigieuse université Harvard aux Etats-Unis et l’Insead de Fontainebleau. De son côté, Danone s’est rapproché d’une vingtaine d’écoles et d’université notamment Paris-Dauphine et l’ECSP-EAP. « Les business games sont un outil très intelligent de communication pour les entreprises, car les étudiants sont actifs et non plus passifs dans la relation. Les jeunes ont l’impression de maîtriser ce qu’on leur demande alors que, lors d’un entretien, nombreux sont ceux qui ont l’impression de subir. L’importance de ces jeux prend aussi tout son sens en période de crise quand les grands comptes ciblent tous les mêmes profils et les meilleurs établissements de formation », analyse Guillaume Verney-Carron du cabinet de conseil en ressources humaines Personalis.
Les business games sont prioritaires dans le recrutement des entreprises qui les pratiquent mais ne se suffisent pas pour autant à eux-mêmes. Jean-Claude Le Grand l’assure : « Nous nous entretenons quatre fois avec les meilleurs participants de nos jeux. La décision finale se fait ensuite par cooptation. »
Sébastien TRANCHANT © LEntreprise.com
Tags: emploi, jeu, recrutement



